Dossier sur Stress : Rappeur suisse aux multiples facettes ! A découvrir

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Stress est un rappeur suisse rapant en français, et considéré par beaucoup comme un rappeur français tout simplement. Stress est « un ancien » de la sphère rap : il a en effet débuté au début des années 90 avec son groupe de hip-hop romand Double Pact en compagnie de Nega, et son très proche concepteur sonore le célèbre Yvan (qui pour information a fait des prods pour de nombreux rappeurs français). Stress arrive enfin en France avec son album « De l’autre coté du mirroir ».

Je vous propose un dossier complet sur ce rappeur au travers d’une présentation faite de clips et divers morceaux de l’artiste qui sera suivie par un interview et un live report du concert de Stress et Tunisiano qui s’est déroulé le 07/05 à Paris.

20090705012847.jpgAprès quatre albums, Stress et Nega se lancent dans des carrières solos. Stress est actuellement le rappeur Suisse qui rencontre le plus de succès des deux côtés de la Sarine. Il collabore avec de nombreux artistes qu’ils soient alémaniques ou romands. J’ai eu le bonheur de tomber sur cet artiste il y a presque 10 ans avec le morceau « les nerfs à vifs » sur un featuring avec Prodige Namor. Il y a révélé sa capacité technique et lyricale.

Après des années sa plume est toujours soignée, percutante, et (trop souvent) pertinente. Stress aborde plusieurs univers : presque schizophrène avec son double/miroir Billy Bear, il peut être très intimiste, livrant ses douleurs, souvenirs, sentiments personnelles : sa relation avec son ex-femme, son engagement politique et anti-nationaliste : anti-UDC, l’équivalent de notre FN avec des morceaux comme « F..K Blucher » ou « Mais où » dont voici le clip :

Ci dessous un interview video (qui n’est pas réalisé par HH4ever) :

Mais Stress s’intéresse aussi beaucoup (comme le fait aussi Rockin Squat) : à l’écologie ou plutôt à l’anvenir de notre « Planête terre »: [gv data="http://www.dailymotion.com/swf/x3eemf"][/gv]. Ce thème revient lui aussi dans le nouvel opus du rappeur suisse. (vous le reverrez plus bas dans l’interview)

billybear1.jpg Mais stress est aussi quelqu’un d’autre : il peut être Billy Bear. Il incarne alors tout ce que nous n’arrivons pas à être/vivre au quotidien. Pour mieux comprendre rien de mieux que quelques clips :

Billy Bear (regardez surtout le passage après 2min20(deuxième partie))

V : son tout dernier clip (disponible uniquement sur le dernier album sorti en Suisse – nous y reviendrons plus bas d’ans l’interview) : re-voila le coté « psy » de Stress : regardez ça, et encore une fois quelle belle énergie :

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Enfin Stress c’est surtout ce qu’il ressent : son coté introspectif et réfléchi : son père ayant abandonné le foyer, son ex femme et ses tentatives de chantage et de suicide… tout cela l’a beaucoup inspiré et l’artiste se dévoile.

Si vous avez pris la peine de regarder ces quelques vidéos vous avez pu voir la palette large que ce rappeur peut proposer : des textes sombres, doux, dansants, mais surtout et ça il faut le souligner une ouverture musicale sans précédent dans le monde du rap français : Stress est ouvert au rock, au punk, à l’électro, aux raps durs, intimes.

Un petit medley :

Après cette présentation voici un interview en compagnie de Stress à la veille de son concert parisien :

Dany : Stress, merci de me recevoir, depuis le temps que je souhaitais pouvoir t’interviewer mince, nous sommes quand même voisins. Tu as commencé le rap dans les années 90 avec le célèbre groupe « Double Pact », composé de Nega, Yvan et toi ? Peux tu nous préciser ces débuts ?

stress1.jpgStress : Avec Double Pact on a commencé vers 1994 : on a sorti un premier disque en 1996 a travers le label Night& Day, un label indépendant qui sortait pas mal de trucs indépendants dans le rap et on a sorti ce premier EP avant de sortir plusieurs albums … et qui ne sont pas forcément sortis en Suisse : on a eu deux trois galères de distribution : ensuite en 2002 j’ai attaqué ma carrière solo avec mon premier album qui s’intitule « Billy Bear » : et après on a enchainé les disques en Suisse : ça a bien marché.

D : Quand cela a t’il commencé à « exploser en Suisse » ?

S : avec le premier album déjà c’était pas mal, mais tous les disques de Stress en Suisse sont soit « Or « soit « platine » : on a trouvé le bon angle là bas et on a enfin réussi à sortir un disque ici (en France).

D : Aujourd’hui tu es en France : ce que je te propose c’est d’abord de parler de toi « plus profondément » : Tu aimes beaucoup te dévoiler, et montrer quels sont les sentiments qui t’envahissent ?

S : j’aime bien me promener nu dans la rue c’est un grand kiff (rires)

D : ce que je veux dire c’est que tu brosses l’amour, la haine, la colère, la joie. En sommes toutes les attitudes humaines : ce qui est intéressant chez toi c’est que tu mets humanité, ton coté humain dans ton rap.

S : Oui, tout à fait, pour moi quelque soit le sentiment, quelques soient les expériences que l’on traverse, il n’y a pas a en avoir honte : la vie c’est la vie : parfois elle peut être merdique, mais parfois elle peut être bien aussi, donc je ne vois pas pourquoi on n’exprimerait l’un et pas l’autre.

D : Pour illustrer ton « univers » j’ai choisi trois morceaux et le premier est « Des fois ». Dans ce morceau justement tu te dévoile beaucoup : tu parles parfois de tes envies de suicide à une certaine époque quand tu as souffert de certaines choses : tu parles de ton mariage, de ton divorce, de ta femme qui a voulu se suicider… : peux tu nous parler un peu plus de ce morceau ce dernier montrant ce que tu es.

S : c’est surtout un morceau que j’ai écris après une période assez difficile et qui regroupe pleins d’émotions différentes : il y a plein de choses qui me dérangeaient beaucoup à l’époque et j’ai finalement trouvé une façon de tous les mettre dans le même morceau. Pour moi je l’ai écris car j’étais en pleine dépression et j’avais besoin de le faire : et c’était un moment où plus grand chose n’avait d’importance.

D : nous allons passer sur un autre morceau pour montrer la palette de tes styles et des tes capacités à aborder des thèmes différents : c’est avec le morceau « Mais où » : ce morceau a un historique : tu expliques ta position par rapport à l’UDC (l’Extrême droite suisse), mais aussi ta vision et position dans le « rap Game » : tu montre ton véritable amour pour cette musique : ceci à travers un texte bien pensé et bien posé : « Ils croient que les clichés et le fricotage ça fait vendre… La musique résulte des problèmes sociaux et non l’inverse … »

S : Pour moi il ne faut pas être « drogue dealer ou gangster ou je ne sais quoi » pour faire de la musique : on est tous des musiciens et la plupart des gens qui le disent mentent : on est des musiciens ; après c’est bien de mettre du « life style » : et ceci jusqu’à un certain point, mais pour moi ce qui importe c’est la musique et qu’on se dise que nous sommes des artistes et que nous devons faire évoluer cette musique. Il y a des gens qui sont accrochés dans le passé, il y a des gens complètement victime du présent c’est à dire qu’ils copient tout ce qui existe dans le présent : et pour moi c’est important que l’on pense d’une certaine manière au futur et qu’on essaye de faire évoluer notre musique. On a tapé du pied pendant des années pour être reconnu comme une musique en tant que tel et aujourd’hui on nous a finalement donné cette place et on failli au challenge : si tu regardes les ventes de rap ca ne fait que de décroitre : ce qui veut dire que les gens ne sont plus intéressés : et pourquoi cela ne les intéressent plus ? Parce que cette musique n’a pas ou plus évoluée depuis un moment donc aujourd’hui c’est pour cela que j’admire des artistes qu’on soit d’accord ou pas avec eux comme Kayne West : ils essayent des trucs : c’est important d’essayer : ce n’est pas important que cela corresponde à un format ou à une attitude : il faut essayer, il faut choquer, il faut surprendre et ça c’est le plus important.

D : pour reprendre tes textes de ce morceau tu dis : « moi la zik j’y mets toute ma vie » « je te garanti que tous ces cliches ca m’assassine, on met 2/3 pétasses dans une piscine , 2 :3 bouteilles de Xtal…. Aujourd’hui il faut vendre de la drogue, faire de la taule pour faire du rap, et la musique dans tout ca, tout le monde s’en tape » Cela résume pas mal tout ce que tu viens de nous dire, bravo.

stress2.jpgS : C’est ce coté de se dire est ce qu’on veut être des artistes ou être simplement des rappeurs : je trouve que c’est très bien pour moi j’essaye vraiment de me dire qu’il faut essayer d’être un artiste et d’amener les choses plus loin ; je n’ai pas envie de me répéter : des albums on en a fait, et à la fin tu te dis combien d’artistes dans ce rap game ont finalement fait plein d’albums : finalement ceux qui sont les plus reconnus, les anciens tels ASSASSIN, Iam ou NTM : ou même des mecs comme Rohff etc : qui ont su innover et c’est là le seul moyen de survivre.

D : Le troisième morceau pour illustrer la diversité de tes styles avec le morceau « On a qu’une terre ». Une autre de tes facettes et que tu es très tourné vers l’avenir et l’avenir de la planète : l’avenir de l’homme même : tu nous a réalisé un superbe clip : d’ailleurs à ce sujet, où a été réalisé ce clip ? avec un bateau dans une mer de sable ?

S : On est allé au Kazhakstan, c’est la Mer d’Aral : l’homme a construit des digues pour irriguer des champs de coton et ça a niqué toute la mer et tout ce qu’il y avait d’humain : il n’y avait plus rien pour les gens qui était là bas depuis des années et qui étaient des pécheurs etc … il y a toute une mer qui est asséchée et à ce niveau là c’est une catastrophe naturelle et on a eu envie de tourner le clip là bas. (le clip est dans la présentation plus haut).

D : Derrière tu as aussi écrit un morceau et ce sera aussi une question qui arrivera plus tard : sur l’album suisse, car j’ai aussi écouté l’album suisse « Des pions des rois et des fous » , et je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas mis le morceau « question de survie » sur l’album français ? Ce morceau étant encore plus réaliste et plus profond … (voici le morceau en question : .)

S : Il faut commencer quelque part. C’est un point de départ et cela ne sert à rien d’amener l’étape deux avec la première : il faut donner la une, la digérer et passer à la suite.

D : On va continuer justement sur le coté musical. En effet, ce que tu aimes toi aussi c’est la musique : cela se ressent forcément sur le rap : car tu fais du rap, mais aussi de la soul, en passant par le rock, le reggae et l’électro. A la base as tu une formation musicale ?

S : je n’ai aucune formation musicale : c’est surement pour cela que je fais du rap aujourd’hui : parce que c’était la musique qui m’était la plus accessible : et je kiffais simplement la musique. J’ai d’ailleurs lu la biographie d’Anthony Kiddis, le chanteur des Red Hot Chili Pepers et il y dit : « pourquoi j’ai commencé à chanter : parce que j’ai vu Grand Master Flash qui rappait et je me suis dit moi aussi je peux faire ça. Il a commencé a chanter et si tu regardes, les morceaux des Red Hot au début ils étaient vachement plus scandés. (Voici un « remix » d’Under the Bridge : )

D : derrière justement : et peut être aussi car je connais tes albums « suisses » et tes différentes sorties, et donc ton dernier album suisse, L’album que tu as sorti en France m’est déja connu : l’album entre deux mondes contient des morceaux issus de tes précédents albums à part deux inédits (dont un avec Diams et l’autre avec Soprano (Psy4) : bref là ou je veux en venir : c’est que dans l’album « suisse « tu mets des morceaux avec Jaba où c’est plutôt reggae/électro, donc tu innoves, tu cherches quelque chose, et on le voit vraiment…

S : oui, pour moi c’est important de trouver des sonorités qu’on a pas exploité ou des trucs qui nous fassent vibrer différemment, et ça il faut essayer : si tu n’essaye pas tu ne sais pas. Nous avons essayé pleins d’autres trucs qui n’ont jamais marché.

Voici le morceau avec Jaba : « vers la lumiere feat. jaba » : (uniquement disponible sur l’album Suisse)

D : du coup ne pas l’avoir mis sur le premier c’est parce que c’est un départ. Et c’est donc la même chose pour un autre morceau présent sur l’album suisse : « NaNaNa » avec Nega : c’est un morceau beaucoup plus Dancehall, beaucoup plus péchu : et pourquoi ne pas l’avoir mis ?

S : Oui, il tue ce morceau, surtout en live, et pourquoi ne pas l’avoir mis car : quand on a fait le master de celui la j’étais en train de finir l’album suisse donc il n’était pas encore fini : il faut voir que quand l’album a été terminé pour la France, moi j’étais en train de finir un autre album pour la suisse.

D : il y a aussi eu un problème contractuel avec la France veux tu en parler ?

S : en fait on était chez Universal en Suisse, et Universal suisse a proposé à Universal France, qui a pris une option, mais on a attendu attendu, et on s’est retrouvé un peu bloqué : ensuite on a eu une re-négociation de contrat et on a pu sortir de ça.

D : l’album français est un album « spécial » pour la France, une première étape, je reprends tes mots, tu viens de sortir dans le même temps ton album en suisse : cet album est une V2 de l’album « Rennaissance » plus quelques inédits dont ceux avec Diams et Soprano : tu voulais donc que le public français puisse découvrir ton univers.

S : exactement : c’était important de faire le premier pas et de se dire qu’il y a un artiste qui s’appelle Stress, et de venir faire des freestyle à Générations 88.2, et de faire quelques concerts, afin que les gens sachent qu’on existe : et ça c’est super important. Après vendre des disques ou pas visiblement c’est une autre discussion, ça prend du temps et cela prend du temps et depuis le temps que je suis là dedans, j’en suis bien conscient.

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D : Parlons un peu des gens qui t’entourent : il y a Yvan : est ce le seul Beat Maker autour de toi, ou prends tu aussi des instrumentals auprès d’UnionBeats ?

S : Oui mais ce n’est même pas ça : les seuls beats que je prends viennent d’Yvan. Aujourd’hui je considère que tu travail les sur un album avec une personne : c’est pour cela qu’en Amérique la plupart des artistes ne travaillent qu’avec une seule personne : ils sont alors une équipe : en équipe tu arrives à créer un son, à plus a créer une identité sur un album : plutôt que de prendre des beats à gauche, à droite. Je pense que cela a d’ailleurs tué une certaine créativité à un certain moment et puis si tu regardes aujourd’hui les albums sont de nouveau de plus en plus travaillés.

D : Du coup as tu écouté le dernier album de Médine (Arabian Panthers) car celui ci a été réalisé sur le même modèle : un duo avec Médine et Proof pour les musiques.

S : J’ai essayé de le chopper mais en Suisse on n’arrive pas à le trouver.

D : J’essayerai de t’en ramener un demain avant le concert.

Pour enchainer on va parler des invités de ton album : deux français et pas des moindres : Diams et Soprano (psy 4) : comment s’est fait le choix, la connexion ? : le feeling … l’échange.

S : Diams je l’avais rencontré lorsqu’elle avait travaillé avec Yvan et je l’avais vu aussi à un concert en Suisse, on a aussi fait un plateau commun une fois, elle était vraiment sympa et je lui avais demandé s’il était possible de faire un jour un morceau ensemble : et elle avait bien accroché sur certains morceaux de Double Pact aussi donc elle a été opérationnelle pour ça et cela m’a fait vraiment plaisir. Cela faisait un moment qu’on essayait de se caler ça et puis on a finalement réussi à le faire.

Pour Soprano, je l’avais rencontré à un festival en Suisse genre, il y a plus de 10 ans.

D : l’album « l’heure de vérité » de Prodige Namor est un bijou, pour moi c’est un des albums essentiels du rap français des années 90 ; il avait réuni sur un même disque des gens comme les Psy4de la rime, (qui apparaissait pour la première fois sur un disque), Kery James, Rockin Squat et toi …

S : moi j’avais rencontré les Psy4 : et direct Sopra m’a dis « oui avec le morceau « Sacrifice» …: j’ai kiffé  » et on est parti là dessus. Ensuite on s’est recroisé quelques fois et ensuite on a eu une scène/date commune à Lausanne et on a travaillé ensemble.

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D : Ce qui est aussi intéressant chez toi c’est ton amour de la scène : tu adores cela : sur scène tu te comporte plus comme un « rocker/performer » : cad que tu « t éclate/te donne sur scène » : tu aime le rock la pop : avec par exemple la reprise du morceau des Red Hot sur ton morceau « Des fois,

S : oui, je fais de la musique pour être sur scène : c’est ma vie.

D : tu es justement sur scène (demain) le 07 à l’Alhambra avec Tunisiano des Snipers : comment s’est faite cette rencontre et qu’avez vous prévu : je crois savoir que vous allez mélanger vos univers, interprétations… peux tu nous dire quelques mots sur ce show ?

S : on essaye de switcher des trucs : de rendre la chose un peu interactif, et que cela ne soit pas simplement un groupe qui joue avant et une seconde partie : c’est à dire non pas moi en première partie et lui en second, mais un vrai échange avec un mélange de genres : on a divisé le concert en plusieurs parties et on essaye d’avoir des moments d’interaction au milieu où moi je reprends un de ses morceaux avec mon groupe et lui vient rapper sur le truc…

D : pour continuer sur les lives, combien as tu fait de scènes, surtout en Suisse ?

S : j’en ai fait beaucoup, je pense entre 50 et 60 dates : je peux m’y exprimer de un, mais de deux je pense qu’aujourd’hui la musique se communique sur scène, elle se vend sur scène, les artistes (tous styles) se défendent sur scène et ceux qui ne l’ont pas compris doivent prendre du recul : si tu n’es pas bon sur scène tu vas en payer le prix. Ce n’est pas du tout pour dire toi tu es un chanteur de studio …, mais si tu n’es pas bon sur scène il y aura des répercussions à ce niveau là, parce que tu auras moins d’interaction avec les gens, c’est super important.

D : j’ai oublié de parler d’autres personnes qui t’entourent : il y a Karolyn, et Nega

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S : Oui, ils seront avec moi sur scène et m’accompagnent toujours.

D : Si tu devais ne garder qu’un seul morceau parmi tous ceux que tu as pu réaliser et je me doute que le choix est difficile, se serait lequel ?

S : Je n’en ai pas, pour moi, si j’ai un morceau préféré dans mon album c’est que j’ai un album de merde (rires)

D : J’ai trouvé deux fois trois mots pour te caractériser : c’est « humain, conscient, politisé » c’est la première série et les trois autres sont « technique, simplicité et schizophrène » : schizophrène dans un bon sens : c’est à dire que tu es capable de créer des personnages et nous n’avons d’ailleurs pas encore parlé de Billy Bear, qui est ce que tu voudrais être souvent : sans pression, sans devoir te poser des questions etc : le coté conscient, amoureux, triste et le coté humain et c’est pour cette raison que j’utilise le mot schizophrène. es tu d’accord avec ces mots ?

S : moi je pense que chaque artiste est un peu schizophrène : on a tous des rôles différents.

D : tu es l’un des rares à avoir créer ton double, ton alter-égo

S : pour moi je trouve que c’est important de pouvoir se donner des libertés : c’est important de rester cohérent pour les gens et donc moi cela m’a permis d’explorer pleins d’autres choses et cela m’a permis de m’enlever de la pression sur pleins d’autres choses et je trouve qu’il y a un Billy bear en chacun d’entre nous : après il faut simplement le lacher.

D : qui est Billy Bear alors ?

S : c’est le mec qui fait tout ce qu’il veut n’importe quand, sans se poser de questions; qui quand il veut se défoncer la gueule il se défonce … quand il a des obligations et que cela ne va pas il laisse passer… c’est pas un exemple, mais … (rires)

D : Je pense que nous avons bien balayé ton univers, peux tu nous dire quelle est la suite : après cet album français et l’autre en Suisse (Des rois, des pions et des fous) et la suite, c’est beaucoup de scènes en Suisse ?

S : Oui là on est en pleine tournée en Suisse, on joue demain à Paris, vendredi et samedi on joue en Suisse. La scène c’est ma vie, je ne suis plus au stade où genre je me lève et je bande parce que je vais faire un concert, mais je kiffe car je sais que c’est ma vie et que je l’ai choisi : on fait des bêtes de scènes dans le sens où on se marre, le public se marre, on a vraiment une bonne tournée.

D : le mot de la fin Stress ?

S : Venez nous voir en concert, donnez une chance au disque, allez l’écouter au moins, si vous tombez dessus et venez nous voir en concert, ce n’est pas un truc typique etc, mais il y a plein d’énergie et c’est du bon rap en même temps.

Pour finir ce dossier, voici un bref live report du concert de Stress et Tunisiano à l’Alhambra à Paris :

Voila ce que cela donne :

avec tout d’abord l’intro du concert :

Voici le morceau Billy Bear :

Un des moments phares du concert avec Mokobé en invité surprise :

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Tunisiano, et Stress ont créé de temps à autre une réelle symbiose, en s’échangeant leurs univers et/ou leurs paroles. Sont aussi apparus en invités surprises (Akéto, Le papa du Molotov 4, Mokobé…). Stress était accompagné de son band, Tunisiano de son Dj.

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Plus d’informations si vous en désirez encore :

Un remerciement tout particulier à Valerie M, à Deniz (Warner) et à Stress pour ces échanges et cet amour de son art!

Dany pour HipHop4ever

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2 comments on “Dossier sur Stress : Rappeur suisse aux multiples facettes ! A découvrir
  1. Moi je veut s’avoir, si un jour un beau jour pour le plus grand fan de Stress, qu’il vienne chez moi et qu’il me fasse un petit live , je croi que se jour la je ne survivrai pas rien que de le voir j’en serais fou !!! attend une réponses avec joix =’)

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