Médine – Alger Pleure [Audio]

Alors que l’Algérie célèbre ses 50 ans d’indépendance, Médine propose un morceau intitulé « Alger Pleure« .

Voici les paroles du morceau (extrait de son prochain album « Dont’Panik » annoncé pour octobre 2012) :

J’ai l’sang mêlé, un peu colon un peu colonisé Un peu colombe sombre ou corbeau décolorisé Médine est métissé, Algérien‐français Double identité, je suis un schizophrène de l’humanité De vieux ennemis cohabitent dans mon code génétique A moi seul j’incarne une histoire sans générique Malheureusement les douleurs sont rétroactives Lorsque ma part Française s’exprime dans le micro d’la vie Pensiez‐vous que nos oreilles étaient aux arrêts ? Et que nos yeux voyaient l’histoire par l’œil d’Aussaresses ? Pensiez‐vous que la mort n’était que Mauresque ? Que le seul sort des Arabes serait commémoré ? On n’voulait pas d’une séparation de crise De n’pouvoir choisir qu’entre un cercueil ou une valise Nous n’voulions pas non plus d’une Algérie française Ni d’une France qui noie ses indigènes dans l’fleuve de la Seine Pourtant j’me souviens ! du FLN qu’avec Panique et haine Garant d’une juste cause aux méthodes Manichéennes Tranchait les nez de ceux qui refusaient les tranchés dévisagé car la neutralité fait d’toi un étranger tout les français n’étaient pas Homme de la machine praticiens de la mort, revanchards de l’Indochine Nous souhaitions aux algériens ce que nous voulions 10 ans plut tôt Pour nous même, la libération d’une dignité humaine Nous n’étions pas ! Tous des Jean Moulin mais loin d’être Jenfoutistes
proches de Jean Paul Sartre et des gens jusqu’auboutiste tantôt communiste, traitre car porteur de valise tantôt simple sympathisant de la cause indépendantiste j’refuse qu’on m’associe aux généraux dégénérés
mes grands parents n’seront jamais responsables du mal généré du mal a digéré que l’histoire en soit a gerbé
qu’des deux côtés de la méditerranée tout soit exacerbé
Alger meurt / Alger vie Alger dort / Alger crie Alger peur / Alger prie Alger pleure / Algérie
J’ai l’sang mêlé un peu colon un peu colonisé Un peu colombe sombre ou corbeau décolorisé Médine est métissé Algérien‐Français Double identité, je suis un schizophrène de l’humanité De vieux ennemis cohabitent dans mon code génétique A moi seul j’incarne une histoire sans générique Malheureusement les douleurs sont rétroactives lorsque ma part Algérienne s’exprime dans le micro d’la vie
Pensiez‐vous qu’on oublierait la torture ? Que la vraie nature de l’invasion était l’hydrocarbure ? Pensez t‐il vraiment que le pétrole était dans nos abdomens ? Pour labourer nos corps comme on laboure un vaste domaine On ne peu oublier le code pour indigène On ne peu masquer ca gène, au courant de la gégène Electrocuter des Hommes durant six ou sept heures des corps nus sur un sommier de fer branché sur le secteur on n’oublie pas ! les djellabas de sang immaculé la dignité masculine ôtée d’un homme émasculé les corvées de bois, creuser sa tombe avant d’y prendre emplois on oublis pas les mutilés à plus de trente endroit les averses de coup, le supplice de la goutte les marques de boots, sur l’honneur des djounnouds on n’oublie pas ! les morsures du peloton cynophile et les sexes non circoncis dans les ventres de nos filles on n’omet pas ! les lois par la loi de l’omerta main de métal nationale écrase les lois Mahométane et les centres de regroupement pour personne musulmane des camps d’concentration au sortir de la seconde mondiale on n’oublie pas ses ennemis les usines de la mort, la villa Sesini épaule drapée – vert dominant sur ma banderole ma parole de mémoire d’Homme les bourreaux n’auront jamais l’bon rôle
REFRAIN
J’ai l’sang miellé, au trois quart caramélisé Naturalisé, identités carbonisés Médine mais qui c’est ? Méditerranée ou mer du nord salé ? Tamponné Made in terre damné le plus dur dans une guerre c’est de la terminer
que la paix soit une valeur entérinée les vieux ennemis nourrissent une rancœur pour l’éternité si l’Algérie s’enrhume c’est que la France a éternué alors ont dialogue en se raclant la gorge en se rappelant les morts avec le tranchant du bord on marque le score à chaque nouvelle écorche recompte les corps à chaque nouvel effort du martyr au harki du colon jusqu’au natif qui s’battirent pour sa patrie ? et qui pour ses actifs ?
du pied noir au maquisard ont est tous en mal d’histoire Alger la blanche ‐ Alger la noire
REFRAIN
Médine

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