Rencontre avec Namor : C. Historique

namor-ch1Namor tu es de Retour avec un nouvel album intitulé « Canal Historique »! On sent à travers cet album un ensemble cohérent, un album introspectif, complet, varié, de par les thèmes, les prods… Tu y reviens énormément sur ton passé, ton parcours, tes échecs, mais aussi tes succès : tu y parles de toi, de ton rapport à la musique et des choses qui t’entourent. L’album est vaste, et il me serai impossible de parler de tous les morceaux avec toi aussi je te propose d’en aborder cinq. Commençons par le morceau qui donne son titre au projet : « Canal Historique » : tu reviens sur tes débuts au début des années 90 (Hardcore Mc, Soulswing…), les gens avec qui tu as travaillé et/ou que tu a aidé (Karim le Roi, Keny Arkana…), mais aussi l’ambiance Hip Hop qui régnait à l’époque, le tout sur un instru très G/Funk /West Coast : c’est le soleil qui t’a inspiré ce morceau ? Peux tu nous en parler un peu plus ?

Salut Dany, disons qu’en habitant dans le sud effectivement, les conditions de vie et le climat inspirent certainement ma musique. Pour « Canal historique » précisément c’est un peu différent parce qu’une 1ère version du titre avait été enregistrée et c’est quand j’ai commencé à travailler avec Wadz, dont les productions sont très funk, qu’il m’a paru intéressant de reposer le track et de faire une nouvelle version pour l’album. Ca me fait plaisir si tu « ressens » le soleil dans cette version, c’était un peu ma volonté, en demandant à Wadz de poser le refrain avec la talk-box, dans l’esprit G-funk du 1er Chronic de Dre, ce qui est certainement à contre courant par rapport aux tendances du moment, mais j’ai surtout voulu me faire plaisir avant tout. Pour le choix du thème et du titre de l’album, c’est exactement ça, t’as bien cerné ma démarche, c’est effectivement pour rappeller que je suis un des derniers en activité issu du Canal historique de la 2ème génération de B-boys à Marseille, et en toute logique je me devais de le rappeller à ceux qui l’auraient oublié mais aussi pour rendre hommage à ceux que j’ai eu la chance de cotoyer, ceux grâce auxquels j’ai appris, et aussi ceux avec lesquels j’ai partagé des expériences fortes.

Il y a un autre titre qui parlera à beaucoup de ceux qui suivent le rap français depuis les années 90′s : le morceau « L’Histoire continue » : sur lequel tu reviens en détail sur ton parcours, ta découverte du rap Us (Erik B et Rakim ….), ensuite les radios HH en France, Dj majestic, tes premiers rap sans bling bling ou flingues, tes premières répet avec Hardcore Mc, 1993 ta première partie d’Assassin, un passage avec la FF, puis l’Underground s’exprime, en 1995 la création du groupe « Prodige Namor » , les premiers maxis, le maxi avec Kery et les 2 Ball, 1999 le premier album avec Rockin Squat, Kery, Stress, mais aussi les Psy4, … Al Iman Staff … les ateliers d’écriture : que dire de plus ? Quel a été le plus beau moment, et peut être le pire ?

namor-sopra« L’histoire continue » c’est un titre important pour moi pour plusieurs raisons. La première c’est parce que je l’ai co-réalisé avec Dj Djel, que je connais depuis plus de 20 ans et avec qui j’ai fait beaucoup de trucs au tout début des années 90. On a été dans plusieurs grosses équipes au sein desquelles on a expérimenté ensemble du graffiti sauvage dans la rue, des soirées hip hop quand il y avait rien, des rap parties à la Maison Hantée, des concerts avec Harcore MC puis avec la Fonky Family… Ensuite il y a eu une période d’une grosse dizaine d’années où on a été « séparé » pour des raisons personnelles, et aujourd’hui la musique nous réunit et on collabore à nouveau sur un des titres majeurs de ce projet. Comme quoi rien n’est figé définitivement et c’est très beau qu’on se soit retrouvé, ce qui était certainement une volonté forte des 2 côtés pour ne pas rester bloqués sur du négatif alors qu’on avait partagé beaucoup d’expériences ensemble, et ce qui prouve également notre maturité. C’est aussi un titre important sur l’album parce qu’en effet je retrace mon parcours d’une ligne droite en assumant totalement chacune de mes expériences et un esprit hip hop, qui à mon avis s’est peu à peu éteint en France. Quant à savoir quel a été le plus beau moment traversé et le pire, c’est un peu difficile… Toutes les expériences dont je parle dans le titre et que tu as énuméré resteront de grands moments pour moi. Avec le recul je crois que les plus beaux souvenirs c’était surement quand il n’y avait pas d’enjeu, ni de course effrénée pour sortir des albums ou créer du buzz à tout prix. « Bienvenue dans le traquenard » c’est surement un des plus beaux souvenirs aussi, par ce que c’était ma 1ère expérience sérieuse en production et j’aurais jamais cru que le maxi vynil marche autant que ça, ou que je retrouve ma voix scratchée sur des refrains comme ça a été le cas durant cette période (mid-90’s) qui demeure encore aujourd’hui celle qui restera pour moi comme la plus créative pour le Hip Hop francophone. Concernant les pires moments, y’en a pas tant que ça, je vois rien de négatif dans tout ce que j’ai traversé grâce au Hip Hop et à la limite même les expériences « douloureuses » ou celles qui ne se sont pas déroulées comme je l’aurais souhaité, je les prends quand même de façon positive en me disant que tout est écrit, et que chacune de mes erreurs doit pouvoir me servir à faire mieux la fois d’après ! Le morceau « L’histoire continue » en écoute ici :

Un rap engagé par exemple avec le morceau « Vision chaotique » : tu rappelles la dure réalité qui touche beaucoup : facture, chômage, maux de société et le positionnement des individus dans la société française, avec l’exploitation, l’argent facile … mais pourquoi as tu cette vision « si chaotique » et cette vision pessimiste ?

namor-assiIl y a des titres dans lesquels je sais être positif, parce que c’est dans ma nature de développer une vision constructive et peut être utopique du monde, mais quand j’étais sur « Vision chaotique » c’était le début d’un passage très difficile de ma vie, concrètement j’ai du être confronté à tout ce dont je parle dans ce titre, qui grosso modo explique les interrogations d’un trentenaire qui ne sait plus comment faire pour joindre les deux bouts et pour s’en sortir, qui ne travaille plus parce qu’il a été écrasé par le management négatif mis en place dans l’entreprise, et qui a conscience que sa parole ne pèse pas bien lourd face au moyens financiers et face aux armes politiques et juridiques d’une multinationale. Alors à partir de là comment faire ? Ecrire un peu de façon à essayer de se calmer, ça ok, mais après malheureusement quand t’as pas d’argent de côté, il faut essayer de le trouver par tous les moyens nécessaires pour payer le loyer, les crédits, les charges, et assurer le minimum vital pour la famille jusqu’aux prélèvements du mois suivant. C’est de tout cela dont traite « Vision chaotique ». Souvent tu entendras des rappeurs qui s’inventent des faux problèmes, sincèrement de mon côté j’aimerais bien écrire des titres « cool » plus souvent, mais « Vision chaotique » c’est une face réelle de ma vie contre laquelle j’essaie de lutter mais aujourd’hui j’ai pas encore trouvé la solution pour mettre fin à ce paradoxe de ma personnalité.

« Faire couler le sang au palais présidentiel » ! Mais encore ?

Ça veut dire que les maux liés à notre existence sont conditionnés par des gens qui ne vivent pas dans le même monde que nous et que ces individus ne connaissent pas les difficultés que nous sommes contraints d’affronter au quotidien. Donc si une vie meilleure pour les classes sociales exploitées ça doit passer par une solution radicale… Peut être que le résultat ne serait pas pire… Même KRS1 a su rappeller le « By any means necessary » de Malcolm X à une époque, seulement aujourd’hui les gens sont bien plus endormis qu’il y a 30 ans parce qu’ils sont entre autres bien plus alliénés par tous les médias, y compris internet, et qu’ ils sont surtout enchainés par les crédits… Tous les jours le sang coule dans le monde mais on voudrait nous faire admettre que la vie de certains vaudrait plus que celles des citoyens ordinaires. Et puis ça donne un sens supplémentaire à « Canal historique » en tant que radicalisation de mon discours et de l’action. Je suis profondément démocrate mais je n’ai aucune confiance à la république des élites car elle ne sera jamais au service du peuple, peu importe les étiquettes et les programmes qu’ils défendent, ils ont tous suivi le même cursus d’études supérieures pendant lequel on leur a appris comment nous la mettre bien profond avec le sourire.

Mais aussi un autre morceau dans la même veine « Simplement » : sur le malaise éducatif, le futur difficile, la question de l’effort, la foi et le sacrifice avec le morceau. Ce dernier est positif : pour assumer ses choix, et croire en soi : faire preuve de discernement : s’en sortir et ne pas se mentir à soi même : tu parles au gens « clairement et simplement » : mais encore ?

namor-atelierC’est encore un de mes paradoxes… Comme je suis d’une nature plutôt optimiste et positive il me semblait important de faire ce titre en voulant faire passer le message que rien n’est définitivement perdu et que parfois la vie peut se jouer sur un évènement, une rencontre, et en ce qui me concerne c’est grâce à ce travail de longue haleine où j’essaie d’être en accord avec mes principes, d’expliciter ma façon de pensée et de m’y tenir. Pour pouvoir regarder sereinement l’avenir, qu’est ce qui est plus important aujourd’hui qu’un système éducatif de qualité qui génèrerait du taff donc des revenus si les dirigeants souhaitent ne pas voir leur système péter? Parce que contrairement à nous les générations post 90’ et celles d’après sont beaucoup plus déterminées. Quand je parle de la Foi c’est une position personnelle. Par contre concernant les efforts, je pense qu’en temps voulu ils s’avèrent toujours payants. Je me défends de donner des leçons dans mes titres mais le message dans ce track c’est surtout fonce, reste toi-même, crois en toi, va au bout de tes rêves, impose ta propre vision si celle qu’on veut t’imposer ne te convient pas, et surtout fais les choses car personne ne les fera pour toi.

Un morceau plus posé, plus personnel, qui clôture l’album : « De l’intérieur » : ou tu portes des regrets, penses au passé (ton enfance et ton adolescence), aux moments heureux, mais aussi une envie d’être positif, donner de l’amour à ta famille et à tes proches, et tu y avoues que l’écriture est ce qui t’a sauvé, mais aussi la paternité et l’amour en général : en somme un morceau mélancolique, réaliste et simple : peux tu nous expliquer ton message « simple et fraternel » qui comprend « la musique, l’écriture, la foi et l’amour … »

Oui, il se trouve que c’est le morceau le plus intimiste et le plus personnel, donc ça me semblait logique qu’il clôture l’album. C’est un titre dans lequel je me livre plus que ce que je fais d’habitude. J’ai écrit ce texte sur la musique de Dj 2shé donc c’est vraiment l’atmosphère qu’il a créé avec cette prod’ qui m’a poussé à m’exprimer ainsi et à me livrer plus intimement. Quand je dis « mon message reste sincère et fraternel » ça veut dire que je suis toujours sincère avec toi quand tu m’écoutes, et le fait de rajouter fraternel c’est parce qu’on est tous logé à la même enseigne et que je me mets sur un pied d’égalité avec toi qui prend le temps de rentrer dans mon univers. Le message principal de ce titre c’est que malheureusement de nos jours on est contraint de courir toujours plus après l’éphémère et que le matériel prend la place sur l’humain, ce qui a pour conséquence de fausser les rapports entre nous. Donc malgré toute l’expérience que j’ai pu acquérir j’ai malheureusement du apprendre à devenir encore plus méfiant, pour mieux me focaliser sur ce qui me semble essentiel, en l’occurrence mes convictions et ceux qui me sont chers. Le morceau « De l’intérieur » en écoute ici :

Il est très difficile de dire quel est son morceau préféré d’un album mais je te pose la question : et peux tu nous expliquer pourquoi ?

Franchement j’ai essayé d’assembler les pièces de ce puzzle de façon cohérente. Il ya beaucoup de couleurs différentes dans « Canal historique », du sample, des compos, des prises de risque avec le reggaeton, le g-funk, le chant, qui sont des genres plutôt nouveaux pour moi. Malgré tout je pense être parvenu à obtenir un résultat assez homogène au final. J’ai pas vraiment de titre phare parce que je me suis autant investi sur l’écriture et la réalisation pour chacun des morceaux. Donc ils ont pour moi tous autant d’importance et je me retrouve entièrement dans chacun. Maintenant je pense que « L’héritage de l’amour » c’est certainement un titre qui me tient beaucoup à cœur parce que le thème est nouveau pour moi, ça va au-delà d’un genre musical ou du hip hop, c’était important de m’adresser à mon fils à travers ma musique, il a l’habitude de voir son père lui expliquer des choses, faire en sorte de l’éduquer, jouer avec lui, créer une complicité, et là c’est un moyen supplémentaire pour moi de m’adresser à lui… Par la voie musicale ça me permet de m’ouvrir plus encore et de lui faire part de mes sentiments avec moins de pudeur ou de réserve que d’habitude, là il est encore petit mais j’espère qu’il l’écoutera plus tard et qu’il comprendra l’importance de sa place à mes côtés, j’aimerais vraiment qu’il soit fier de ses parents et que de notre côté sa mère et moi on pourra vraiment assurer au maximum pour lui.

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Que signifie pour toi HipHop4ever ?

Je vais pas être très original mais bon le hip hop est une culture qui appartient à tous ceux qui l’aiment. C’est nôtre mode de vie mais également un état d’esprit qui se doit d’être très critique, plus encore à présent qu’à l’époque de ces débuts. Mon avis personnel c’est qu’en France notre Hip Hop est assez moribond à cause de son rap français. Je pense qu’on a quand même pas mal oublié l’aspect contestataire de notre contre culture et qu’aujourd’hui même si on peut toujours entendre ici et là du bon rap et de la revendication dans les lyrics, y’a quand même pas mal d’incohérences, de plus en plus de haine alors qu’il y a quelques temps les discours tenus étaient assez fédérateurs. A l’époque on était révolté et le Hip Hop nous a permis de trouver les bases qui manquaient à nos vies. Il nous a donné la possibilité d’essayer de construire des choses ensemble malgré nos différences ou parfois même de nous re-construire. Le discours d’aujourd’hui s’apparente plus à « No future » et à mon sens il y a forcément une confusion des genres. C’est un mal qui touche que le rap parce que dans les autres disciplines Hip Hop il n’y a pas, ou plutôt moins, de bizness donc d’argent, ce après quoi les rappeurs courent et qui est probablement un leurre à part pour quelques heureux élus. Je pense que les anciens ont aussi une part de responsabilité et que c’est compliqué de faire évoluer cette culture si on lui enlève la notion de transmission. Par exemple pour mon cas personnel à l’époque j’ai été initié par des b-boys qui avaient une légitimité, on m’a transmis des valeurs, une culture que j’ai cherché à transmettre à mon tour, un peu comme un griot. Quand je vois que beaucoup de rappeurs mentent, s’inventent des vies, font du profit sur le compte de la misère alors que ce sont des privilégiés, j’ai beaucoup de mal à adhérer à ça et à part ceux qui développent du fond, prennent position, font un réel effort sur la qualité musicale, ça peut paraître prétentieux mais j’ai souvent du mal à pouvoir cautionner le rap français. En revanche je défendrai toujours la culture Hip Hop, elle fait partie intégrante de ma vie depuis l’adolescence et j’y serai nécessairement toujours très attaché. Donc pour moi HipHop4ever ça garde beaucoup de sens, c’est bien trop profond pour être assimilé par des opportunistes sans qu’on ne se rende pas compte de la supercherie et surtout ça me conforte dans l’idée qu’il reste énormément de choses à batir tous ensemble.

namor-tapeLe mot de la fin ?

Je suis pas revenu en 2011 pour jouer le mec « peace » ou pour faire de la figuration. Je ne bénéficie surement pas des plus gros moyens de promo mais même si le « milieu » a beaucoup changé au fil des années je rencontre quand même beaucoup de personnes qui sont concernées par ma musique, certains « anciens » qui se rappellent de mon parcours, d’autres plus jeunes qui me découvrent , et qui m’apportent leur soutien soit en me diffusant sur leurs blogs, soit en me jouant sur les web radios, soit en m’offrant de la publicité ou simplement par les messages que je reçois tous les jours. Sincèrement je ne m’attendais pas à autant de témoignages d’amitié. Pour moi c’est ça qui est le plus important. Il y a des gens qui avaient pris des engagements avec moi et qui ne les tiennent pas, d’autres qui m’apportent un soutien « surprise » et dont le support est évidemment bienvenu. Je me rends compte que j’ai du mal à me faire comprendre des gens du rap d’une façon générale parce que ça ne m’intéresse pas de me forcer à adopter un langage de faux teenager. En revanche je crois que je parle la même langue que tous ceux qui sont réellement issus de la culture hip hop. Je ne suis signé nulle part, c’est du 100% indé, mais je savais qu’au prix d’énormes efforts et de sacrifices Canal historique finirait par sortir. Je me retrouve dans une position assez similaire à celle de l’époque où j’avais sorti « L’heure de vérité » il y a douze ans en arrière. C’est-à-dire proposer un album assumé de A à Z, varié, très produit, dans lequel je mets en avant ma « culture de l’écrit », ma passion pour les mots, que certains comprendront avec le recul des années. Et je vais travailler cet album à l’ancienne, sur la durée, parce que je suis persuadé que tout comme mes productions précédentes, ce projet n’est pas un simple « instantané » mais qu’il prendra tout son sens et sa valeur au fur et à mesure du temps écoulé. « Canal historique » c’est mon projet le plus personnel et le plus abouti. Je ne fais pas souvent d’album mais je privilégie la qualité à chaque fois. Les connaisseurs le savent et les amateurs de vrai Hip Hop ne s’y trompent pas. Je suis extrêmement lucide et bien conscient qu’il est difficile de pouvoir exister, d’avoir de la visibilité et de survivre en indé quand on adopte une démarche comme la mienne qui consiste à tout focaliser sur l’artistique et à se présenter tel quel avec un album sans se préoccuper à créer le buzz. Mais comme toujours depuis mes débuts dans le Hip Hop c’est par pur plaisir avant tout que je le fais. Bien entendu c’est pour le mien en priorité, ensuite tant mieux si ce plaisir fusionne avec le votre, car pour moi c’est mission accomplie lorsque l’esprit hip hop et la notion de plaisir sont partagés.

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Voici le Tracklist de l’album : 16 titres
1 – BRISER LES CHAINES
2 – VISION CHAOTIQUE
3 – WALABOK / ABASS-ABASS
4 – SIMPLEMENT
5 – MARIE A LA MUSIQUE / FREDO STARR
6 – NOTRE ART SAIGNE / WADZ
7 – L’HERITAGE DE L’AMOUR / SOPRANO
8 – RIEN NE M’ARRETERA / DJ MAJESTIC
9 – PAZ Y GUERRA / TOKO BLAZE, SOLDAT JAHMAN & PACO NAYABINGUI
10 – CANAL HISTORIQUE RMX / WADZ
11 – FAIS C’QUE T’AS A FAIRE / AL PECO
12 – L’HISTOIRE CONTINUE / DJ DJEL
13 – LA COULEUR DU GHETTO
14 – FIER D’ETRE FRANCAIS RMX
15 – DONNE DU RMX / SADIK ASKEN & REZA
16 – DE L’INTERIEUR

Avec les participations de Soprano (Psy 4 de la rime), Abass Abass, Wadz, Fredo Starr, Dj Majestic, Toko Blaze, Soldat Jahman, Paco Nayabingui, Al Peco, Dj Djel, Sadik Asken, Réza, Creestal, Dj 2shé, Falback, Beat Bounce, El Bravucon, Dj Rash et Soulchildren

Plus d’infos :
http://facebook.com/prodigenamor
http://artistreet.believeband.com

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One comment on “Rencontre avec Namor : C. Historique
  1. J’ai enfin pu me poser pour lire ce sujet: felicitation, un article complet comme j’aime les lire, clair, etc…
    Et je dois rajouter qu’il m’a clairement donné envie d’ecouter plus sur Namor que je dois reconnaitre je ne connaissais (a quelques titres pres) que de nom.
    Peace !

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